Comment se débarrasser des sexistes (et pas que) avec style ? 3 leçons – 1 action

Comment se débarrasser des sexistes (et autres relous en –iste) en 3 leçons – 1 action ? Femmes de tous âges, de tous horizons, de tous profils quoique vous fassiez, vous savez qu’un jour ou l’autre et pas qu’une fois dans votre vie, vous serez confrontée à ce genre d’individu pétri de suffisances et de certitudes communément appelé : le sexiste.

Oui, oui ! Le sexiste vit dans nos contrées et prolifèrent telle la gangrène dans un environnement propice. Il sort d’on ne sait où. Il prétend être en mesure de jauger de votre valeur (ah ! Ah! La bonne blague) sur le seul fait du caractère introversé ou extraversé de votre organe reproducteur. Enrobé d’une pseudo-science extraite de vieux manuscrits compilés dans sa vieille caboche cabossée, il croit détenir l’arme absolue pour vous contraindre à la soumission ou à la déférence coupable. Bon ça va! On connaît la chanson… Ça fait un moment qu’elle tourne.

Évolution des droits de la femme en France
Plus de 3 siècles de combat et de lentes avancées.

Alors soyons claires !! Tes vieilles histoires ne nous intéressent pas ! Y en a marre des propos sexistes, antiféministes, misogynes et autres quolibets sur notre pseudo-condition de femme qui n’ont rien à voir avec ce que nous sommes.

Ces mots ne nous concernent pas. Donc selon le sexiste, nous serions réduits à une condition en particulier ? Et comme par hasard une condition qui nous enferme, nous contraint, nous afflige, nous diminue, nous déchoit de notre condition d’être humain ? Ah bon.

Comme si un jour on nous avait demandé votre avis. Comme si nous avions demandé à naître femme. Comme si nous avions demandé à n’être que femme. Comme si nous avions préalablement à notre existence donné notre consentement et par conséquent avions accepté cette pénitence publique induite par notre qualité de femme. Aaah ok !

Et comme en repentance à un passé coupable, obscure et lointain, nous aurions consenti à cette soumission (toi femme, tu vas payer ! Ah, ah, ah la très mauvaise blague !).

On va pas se flageller jusqu’à la nuit des temps !

Comme si porteur d’une pathologie honteuse que celle d’avoir un sexe introversé, génératrice perverse de troubles infinis dans une société qui somme toute serait demeurée autrement plus pure sans votre existence, nous avions quelque chose à payer.

Mais bon admettons si ça peut faire plaisir. Et admettons aussi que ca suffit maintenant. Y en a marre de tous ces préjugés attachés aux femmes.

Et ce n’est pas que parce que c’est un homme, une femme, un parent, un patron ou un enfant qui les profèrent que cela les rend plus tolérable. C’est du sexisme, un point c’est tout. D’autant plus que si comme moi et comme dirait Coluche, vous cumulez les fausses tares du genre « femme noire proche de la cinquantaine qui élève seule ses enfants, intelligente et ça se voit » , vous êtes sacrément mal barrée dans ce monde.

« femme noire proche de la cinquantaine, maman solo, intelligente et digne»

Parce que si à la femme s’attache un paquet de casseroles, à la femme noire s’attache toute une batterie de cuisine. Femme noire proche de la cinquante, maman solo seule, traduisons. Attention : avalanche de clichés sexistes, racistes, ethnico-connotés.

  • Par femme noire proche de la cinquantaine, il faut entendre ex-mangeuse d’hommes exotique, succube animal félin aux longues jambes fuselées, impudique créature insatiable au lit, sorcière au physique pas trop dégueulasse pour son âge car comme on le sait, les Noires ne vieillissent pas (snif !)
  • maman en solo donc bipolaire agressive, violente et hystérique, incapable de conserver un homme, d’ailleurs génétiquement programmée pour élever seule être une ribambelle de bâtards de pères différents, absents, miséreux, insouciants, irresponsables. Unique pilier d’une maison qui prend l’eau, Madame est un bonhomme a une grande gueule qui compte pas la fermer voire même compte bien se faire respecter (double snif !)
  • intelligente donc saoulante parce que instruite,
    • elle parle correctement et pas que pour demander le rayon lessive au supermarché (aïe !)
    • elle pense, observe, compare, analyse, tire des conclusions et le fait savoir (sous entendu elle a des choses à dire et en plus elle les dit (misérable créature, quel toupet !)
    • elle comprend ce qui se passe, ne ricane pas toutes les 5 secondes aux pseudo-propos spirituels de l’autre comme certains personnages forcément plus intelligents qu’elle riraient pour cacher leur ignorance et se donner une contenance (double snif !).

Oui c’est moins drôle vu sous cet angle mais tellement plus jouissif. Car si tant est que je suis une femme et que par conséquent vous voulez m’attacher une batterie de casserole, je la porterai si je veux !

« Si tu le veux ! »

Être une femme, c’est pas une tare… et parce que nous le valons bien, je détaille !

Femmes, mort aux vaches !

3 façons radicales pour se débarrasser des sexistes (et pas que) en 3 leçons – 1 action

Leçon n°1 : Souriez, il y a toujours un trait comique dans les clichés sexistes qu’on nous sert. 

 

Non les femmes ne font pas mieux le ménage que les hommes. Oui, les femmes savent conduire. Non, elles n’ont pas moins d’ambition professionnelle que les hommes. Et non elles ne s’occupent pas mieux des enfants. Les femmes ne parlent pas trop. Elles savent bricoler, lire une carte routière, se battre…

Dans leur article « 10 clichés sur les femmes qui ont été démentis par la science », Carole Guidon de The Body Optimist s’appuie sur différentes études scientifiques qui démontent les principaux clichés entendus sur les femmes.

Non seulement les femmes sont souvent plus diplômées que leur conjoint, elles sont loin d’être nulles en sciences mais elles excellent dans bien des domaines. Et même si on n’a pas attendu Forbes et son article « Femmes Forbes : les 40 Françaises qui comptent en 2019 » rédigé par Gaëlle Ménage, pour s’en rendre compte, ça fait du bien de se l’entendre dire encore et encore.

Leçon n° 2 : Concentrez-vous sur votre objectif plutôt que sur cet attribut de genre que veulent vous faire incarner ces obsédés du sexe. 

D’autant plus que l’article présente des femmes chercheuses, sportives de haut niveau… toutes dans des activités sans genre. Ces femmes viennent s’ajouter aux milliers d’autres femmes anonymes contributrices au rayonnement de l’humanité.

Alors excusez du peu Mesdames, Messieurs, la liste est longue et le demeurera. Elle s’étend loin en arrière à travers  l’histoire de l’homo sapiens et bien au-delà d’aujourd’hui vers l’Histoire à venir d’une nouvelle génération d’Homme  dans laquelle celui-ci sera forcément a-sexué puisque non plus défini par la façon dont ses chromosomes se sont séparés dans la matrice gestationnelle mais pas la valeur de son existence.

Leçon n°3 : Survolez, ne relevez pas l’attitude qui se veut injurieuse « la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe ». 

Car entendons-nous bien, ce n’est pas le sexe de Marie Bocher qui lui a décroché 4 médailles d’or à tout juste 20 ans. C’est son état d’esprit de gagnante.

Et cet état d’esprit, elle l’a peut-être hérité de parents du genre de ceux décrits par Kristyn Kusek Lewis dans son article « Le secret pour élever une fille heureuse et confiante » paru dans Parents.com  tout comme cette jeune femme l’aura développé à force de volonté faisant fi de l’opinion des autres, développant sa propre conscience.

Donc si une fillette peut le faire, si une jeunette peut le faire, si une cinquantenaire peut le faire, « je le peux aussi ».

Tu es bien plus que ce que tu imagines.

Voici la formule gagnante conseillée dans l’Univers d’Evalouiza Lyly pour les femmes maman solo et entrepreneuse ainsi que toutes les victimes d’individus sexistes, racistes, -phobies, -istes.

Passez à l’action : souriez et continuez votre chemin.

Tout d’abord reconnaissons que ces clichés vivaces pour certains n’ont pas vocation à perdurer. Les femmes reviennent de très très loin mais dans bien des sociétés, ce ne fut pas le cas.

Ensuite retenons que ces clichés n’ont rien à voir avec votre sexe. Ils sont avant tout l’expression d’une peur, d’un complexe chez l’autre. Peur que votre présence réveille suscitant parfois un effroi tel qu’il les conduit à vouloir éradiquer totalement cette vison qu’ils ne sauraient voir : la vision, effet miroir de l’image que ces personnes ont d’elles-mêmes, la vision d’une forme de soumission acceptée. Comprenez que votre liberté les titille là où ça fait mal : dans leur incapacité à dire NON.

Puis reconnaissons que ces préjugés sont véhiculés indifféremment par des hommes et des femmes, que la douleur que votre liberté affichée réveille est bien souvent encore plus virulentes pour les femmes. Beaucoup d’entre elles ont renoncé au combat. Briser ces chaines n’est pas donné à tout le monde. Ces femmes partagent avec certains hommes, ce seul dénominateur commun qui est leur incapacité à faire face devant l’adversité. Votre présence mord là ou où brule.

Alors certes la vue d’une personne heureuse qui s’assume ne plait pas à tout le monde. Va-t-il falloir s’en excuser ? Eh bien non !!! Si certaines personnes tentent d’étouffer leur complexe d’infériorité en dénigrant l’autre, c’est leur problème.

Tous ces propos réducteurs ne sont en fait que de compliments déguisés ; La reconnaissance de votre force teintée de jalousie. Alors prenez-les pour ce qu’ils sont : des compliments et roule ma poule !

Donc la prochaine fois que vous vous sentirez attaquée par votre sexe (outil de frappe éculée), n’oubliez pas : VOUS ETES BELLE dans tous les sens du terme et c’est justement ça qui dérange… pas votre sexe

La bave du crapaud n’atteint jamais la blanche colombe

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Publisher Name
L’univers d’Evalouiza Lyly

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